Quand on envisage de devenir assistant familial (famille d’accueil), mille questions se bousculent : Serais-je à la hauteur ? Comment l’enfant va-t-il s’adapter à notre quotidien ? Quelle est la juste distance à adopter ? Pour y répondre, il n’y a rien de plus précieux que les mots de ceux qui ont exercé cette mission. Lors de son entretien de départ à la retraite, Daniel Destrade, un assistant familial de notre secteur, a partagé une réflexion profonde sur ce qui fait l’essence même de ce métier. Une vision si inspirante qu’elle a façonné l’identité même de notre association.
L’illusion du « bateau familial »
Au début, on imagine souvent qu’accueillir un enfant signifie l’intégrer à part entière dans son propre univers, voire « réparer » son passé. C’est le premier réflexe que décrit Daniel :
« En début de carrière, je pensais que le mieux pour les enfants accueillis, était de les amener à “monter à bord” de mon bateau familial, celui-ci étant sans doute plus fiable et plus beau que celui qu’ils avaient connu jusque-là. Je me suis rendu compte que la plupart des enfants ne se reconnaissaient pas sur mon bateau qui n’était pas le leur, et que cela “ne marchait pas”. »
Vouloir substituer sa famille à celle de l’enfant est un piège naturel, mais l’enfant arrive avec ses propres racines et son histoire. Face à ce constat, Daniel a tenté l’approche inverse :
« Je me suis dit que c’était peut-être à moi de « monter à bord » du bateau avec lequel les enfants arrivaient chez moi pour qu’ils ne soient pas trop dépaysés. Là encore, ce fut un échec, constatant que cette fois, c’était moi qui n’avais plus de repère, que j’étais perdu, étranger à cet environnement… »
Trouver la juste place : guider sans s'imposer
C’est de ces expériences successives qu’est née une définition lumineuse de la profession :
« Il m’a fallu ces deux expériences pour enfin comprendre que ma juste place, tout ce que je pouvais faire pour ces enfants, était finalement de “faire le phare” car celui-ci, comme moi (comme nous tous) a pour but de guider, d’accompagner les enfants/marins dans leur traversée en évitant autant que faire se peut, qu’ils s’échouent contre un récif…. »
On ne demande pas aux Assistants Familiaux d’avoir une famille parfaite, d’effacer le passé d’un jeune ou de s’y perdre. Être famille d’accueil, c’est accepter d’être cette lumière stable sur la côte. Immuable et bienveillante, elle sécurise la trajectoire, signale les zones de danger et permet à l’enfant de naviguer vers l’âge adulte en toute sécurité.
Les lumières de notre logo : un clin d’œil au phare
Regardez attentivement le logo de L’OAD. Vous y voyez de petits traits scintillants, arborant des couleurs différentes pour chacun de nos services. Ce choix visuel n’est pas un hasard : c’est un hommage direct au témoignage de Daniel.
Ces éclats de couleur représentent les faisceaux de lumière du phare. Ils symbolisent la diversité de nos accompagnements et cette lueur de sécurité que nous projetons ensemble, chaque jour, pour guider les enfants du territoire.
L'OAD recrute tout au long de l'année
Le métier d’Assistant Familial est un engagement profondément gratifiant, fait d’apprentissages constants sur soi et sur les autres. À L’OAD, nous recherchons en permanence de nouveaux professionnels (ou futurs professionnels en quête de reconversion) en Béarn et au Pays Basque.
En nous rejoignant, vous ne serez jamais isolé face à la tempête : vous intégrez une équipe pluriprofessionnelle solide (éducateurs, psychologues, chefs de service) qui navigue à vos côtés à chaque étape.
Vous aussi, devenez un repère pour un enfant. L’OAD vous accompagne et vous forme !
