« Quand un enfant est abusé ou maltraité, il exprime sa souffrance avec des mots, des symptômes et des comportements. C’est lui qui a honte et qui se sent coupable. Si son malaise n’est pas compris, l’enfant peut se taire pour longtemps. » Martine Nisse et Pierre Sabourin ….
Un écart important persiste entre le chiffre estimé des enfants victimes de violence sexuelle (160000), le nombre de plaintes 7000 et enfin le nombre de condamnations très faible à hauteur de 1000. La loi et la création de la CIIVISE contribuent à une prise de conscience, mais la prévention, la judiciarisation, et la prise en charge des victimes restent insuffisantes. Le groupe régional Sud-Ouest de l’ANPF organise trois journées de réflexion, et se focalise sur les victimes et auteurs de violences sexuelles, explorant le chemin de la parole aux soins.
Une attention particulière sera portée à l’accompagnement des professionnels de la protection de l’enfance face aux révélations de l’enfant accueilli. Protégé par la mesure de placement, l’enfant peut se confier dès les premières semaines à un adulte référent et protecteur.

